Par vache, par hectolitre, ou par kg de matière grasse : quel indicateur de marge est le meilleur?

Certains travaillent uniquement avec la marge par vache, puisque le bénéfice par stalle est lié à l’efficacité de l’entreprise. D’autres ne parlent que de la marge par hectolitre, car c’est la seule qui considère adéquatement la composition du lait. Les autres diront que la marge par kg de matière grasse est la seule chose que l’on doit regarder, puisqu’elle est associée au quota. Alors quel est le meilleur indicateur? Le débat dure depuis bien longtemps… Et s’ils étaient tous utiles? Souvenez-vous du slogan du lait : « Un c’est bien, mais deux c’est mieux », et nous d’ajouter « et trois c’est excellent! »

Que veulent dire les types de marges?

Afin d’en avoir le cœur net, nous avons identifié les facteurs qui influencent le plus les différents types de marges. Nous avons fait plusieurs constats intéressants.

  • La marge par vache est fortement dépendante de la production de lait par vache ;
  • La marge par hectolitre dépend majoritairement de deux facteurs ayant la même importance :
    1. Le coût des concentrés ;
    2. Le test de gras ;
  • La marge par kg de matière grasse est très influencée par le coût des concentrés.
 

Notre constat : il n’y a pas d’indicateur parfait. Aucun ne considère l’ensemble de ces trois éléments avec la même importance : productivité, valeur du produit (liée au test de gras), et coût de production.

Les trois indicateurs sont importants

Pour faire un constat précis de la performance de son entreprise, il faut donc regarder les trois indicateurs. Pour maximiser la rentabilité, il faut produire beaucoup de lait avec un bon test de gras, mais pas à n’importe quel prix! La marge par vache permet de s’assurer que notre production est satisfaisante par rapport à la moyenne. La valeur du lait à l’hectolitre permet de vérifier si la composition du lait est adéquate. Finalement, la marge par kilo de matière grasse permet de surveiller le bénéfice pour chaque kilogramme de gras produit, qui est fortement influencé par le coût des concentrés.

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Par Jean-Philippe Laroche, agr., M. Sc.
La valorisation des fourrages par les ruminants est un sujet particulièrement passionnant pour Jean-Philippe, qui a grandi sur une ferme laitière. Diplômé en agronomie de l’Université Laval en 2018 et membre de l’Ordre des agronomes, il a également complété une maîtrise en sciences animales, durant laquelle il a reçu plusieurs distinctions.
Par René Roy agr.
Par Karen Bergeron agr., M. Sc.